#9 : Mes coups de coeur de La Fête de l’Humanité !!

Du 14 au 16 septembre 2018, la 83ème édition de la Fête de l’Humanité avait lieu. Ce festival mythique, qui a vu les plus grands noms de la musique se produire, est également un lieu de découverte de groupes plus « discrets ». D’une notoriété naissante ou d’une connaissance de castes averties, ces groupes méritent à coup sûr plus de visibilité. Retour donc sur 5 groupes qui valent le détour.

Je précise, avant toutes choses, que je n’ai pas pu voir tous les groupes en live ! Je ne doute pas que les autres artistes programmés valaient aussi le coup d’oeil.

Les Hurlements de Léo (chanson française / rock)

Peut-être le groupe le plus connu des 5…sauf par votre serviteur. Heureusement que ma compagne a une âme de saltimbanque.

Depuis 22 ans et 10 albums, les bordelais des Hurlements d’Léo arpentent les routes et festivals de France et d’Europe. Avec leurs sons « chanson française-fanfare-punk », difficile de passer à côté en festival. D’ailleurs, cela s’est vu lors de la Fête de l’Humanité. Nombreux ont préféré ignorer Grand Corps Malade pour se précipiter au « Café des Jours Heureux ».

Si vous êtes fans de groupes comme Debout Sur Le Zinc, La Rue Kétanou, Les Ogres de Barback (avec qui ils ont effectué plusieurs collab’) ou Au Ptit Bonheur par exemple, ce groupe est fait pour vous. Déjà qu’en version studio, c’est excellent mais en Live, ça envoie du lourd. En concert, c’est une kermesse live qui émerge et impossible de contrôler l’envie de danser.

Disponible depuis le 16 mars 2018, leur nouvel album Luna De Papel continue sur la même route. Légèrement plus rock ; on peut compter 3 chansons avec le groupe rock barcelonais La Cafetera Roja ; on retrouve l’essence même des girondins. Des textes forts, engagés, en français qui, quand ils ne sont pas agrémentés de cuivres de fanfares, peuvent nous faire rêver voire même pleurer. Finissant en apothéose sur une énième collaboration avec Les Ogres de Barback dans Quand tu seras là-bas, texte qui file les poils, Luna De Papel est un album prouvant une nouvelle fois que, depuis 20 ans, tout est aussi beau au café des jours heureux.

Retrouvez les HDL ici :

Site OfficielFacebookTwitterYoutubeInstagram

Davodka (rap)

Il a commencé par hasard. Invité par ses deux potes Kema et Nico L’Salo à faire un feat. au début des années 2000, Davodka est depuis devenu en solo un des visages du rap indé à suivre. Venant d’un 18ème arrondissement qui a vu des groupes mythiques émerger (Assassin, Scred Connexion, Olivier Besancenot), il suit la tradition des Kickers qui défonce les beatmakings par des accélérations de Bugatti Veyron, des textes construits et réfléchis et des beats faits maison.

A l’heure où je découvre Davodka, il a déjà une communauté d’aficionados mais loin de rappeurs moins talentueux. Rarement à faire la promo, son dernier album Accusé de Reflexion fait exception. En effet, il serait dommage de ne pas le vendre au plus grand nombre. Difficile de ne pas penser à Sinik avec le phrasé de Davodka.

Gros coup de coeur pour Davodka qui va à coup sûr convaincre les amateurs de « rap à l’ancienne » où les morceaux commencent avec un extrait de De Niro pour ensuite enchaîner un 16 en asphyxie. Comme il le dit dans Egotrap « J’réponds présent pour ceux qui disent que le rap c’était mieux avant ». Répondons à notre tour pour lui.

Retrouvez le ici : Site OfficielFacebookTwitterYoutubeInstagram

Los Tres Puntos (Ska-Punk)

Quittons le monde du rap pour celui plus festif du ska. Depuis 20 ans et de multiples changements au sein de sa formation, Los Tres Puntos secoue les foules qui, je pense pour la majorité dont je fais partie, les découvrent pour la première fois. C’est le groupe le plus méconnu des 5. Trouver des informations sur le groupe est compliqué. Faites donc votre propre idée sur ce groupe de ska qui mérite le coup d’oeil et suivez les dans les festoch’ pour sauter aux sons des cuivres et de l’accordéon. Si vous aimez Ska-P ou bien encore La Ruda Salska, n’hésitez pas !!

Pour les suivre, c’est ici : Site officielFacebook, Instagram,

Acid Arab (Electro Orientale)

« This is not fusion. This is not a mix. This is a meeting ».

Voila la description donnée par les membres de Acid Arab sur leur page Facebook. Crée en 2012 par Guido Minisky et Hervé Carvalho, deux DJ parisiens, le collectif Acid Arab se veut le collage entre la musique orientale dont ils sont fans et la techno (au sens large) qu’ils pratiquent. Du mélange des deux cultures est né un hybride entre ombre et lumières, entre songes et cauchemars : l’acid oriental. Imaginez Blade Runner en plein café des délices.

Après plusieurs tentatives fructueuses dans les clubs, ils décident en compagnie de 3 musiciens de sortir un album en 2015 au nom particulièrement fin Musique de France. Enchaînant les collab avec de grands noms du Raï comme le regretté Rachid Taha, c’est un univers entier qui s’ouvre à vous par la musique multiculturelle d’Acid Arab. Déjà star au Moyen-Orient et dans les pays arabophones, ils ne restent plus qu’à nous d’intégrer cette nouvelle facette culturelle et d’aller à leur rencontre.

Pour les suivre, c’est ici : FacebookTwitterInstagramSoundcloud

Opium du Peuple (Punk Variété)

Finissons en beauté ! C’est le gros coup de coeur qui, j’en suis sûr, va convaincre beaucoup d’entre vous.

Opium du Peuple est un groupe de punk qui reprend les standards de la variété française et internationale avec de gros riffs rock ou métal bien bourrins. Claude François, Barbara, Bachelet, Johnny Hallyday et tant d’autres y sont passés. Autant dire qu’en concert, ça envoie !

Et oui ! Tu vas pas me dire que toi le petit chevelu fan de métal, t’as jamais fait le con sur les Corons. La t’as le pack deluxe pour t’ambiancer.

Déjà dix ans que les albigeois parcourent la France pour amener leur humour, leur folie et leur talent ! Avec deux albums et un film (un mockumentary génial à trouver Ici), difficile de résister à Opium Du Peuple. Le concert finit même en apothéose avec Evil Rock Collection, tube revisité à la sauce Opium et véritable hommage aux références rock qui fait leur identité et leur public.

Foncez-y dans ce sacré bordel organisé par ces cramés !! Encore assez peu connu, ils passent souvent pas des petites villes ou des festivals de bas prix. Pour ma part, j’y serais.

Pour les suivre, c’est ici : FacebookTwitterInstagramYoutube

Pour conclure, la 83ème édition de la Fête de l’huma a encore dévoilé son lot de surprises. De très bonnes découvertes de différents styles qui m’ont donné beaucoup de plaisir au oreilles. J’espère donc que vous creuserez plus en détail et que vous accorderez une accélération à ces groupes sur la route du succès.

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s